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L'industrie de l'acier des pays membres de l'ALENA demande avec insistance au Comité de l'acier de l'OCDE d'appuyer l'élaboration d'une base de données internationale pour les émissions de gaz à effet de serre.

le 21 mai 2007 ( Ottawa, ON )

L’industrie nord-américaine de l’acier a recommandé que le Comité de l'acier de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) appuie les efforts internationaux pour mettre sur pied une base de données complètes et précises des émissions de gaz à effet de serre (GES), et d’autres émissions, du secteur mondial de l'acier. L’industrie craint que les efforts réglementaires et de conformité inégaux de la part des divers pays à travers le monde aient des conséquences néfastes sur l’environnement et nuisent à la concurrence.

Cette recommandation a été formulée dans un document présenté par l'American Iron and Steel Institute (AISI), la Steel Manufacturers Association (SMA), la Specialty Steel Industry of North America (SSINA), l’Association des producteurs d’acier du Canada (ACPA) et la Cámara Nacional de la Industria del Hierro y del Acero (CANACERO).

Dans ce document, l’industrie de l’acier des pays membres de l’ALÉNA incite énergiquement le Comité de l’acier de l’OCDE à appuyer les efforts actuels du International Iron and Steel Institute (IISI) pour concevoir une base de données communes sur les émissions de GES. Ce document laisse entendre que la réglementation dans ce domaine pourrait déjà avoir des répercussions importantes sur le secteur mondial de l’acier, ses investissements et ses flux commerciaux, et que le Comité de l'acier de l'OCDE, les gouvernements nationaux et l'industrie mondiale de l'acier ont besoin de données précises présentées de façon normalisée.

Ce document rappelle que la production mondiale d’acier a nettement augmenté au cours de la dernière décennie, d’environ 470 millions de tonnes, et que ce phénomène s’est essentiellement manifesté dans des pays, en particulier la Chine, dans lesquels une part importante de leur production d’acier est beaucoup moins efficace et la réglementation environnementale, ou son application, beaucoup plus laxiste. Par contre, les pays plus industrialisés, dont la plupart des pays membres de l’OCDE si ce ne sont tous, se sont dotés de restrictions rigoureuses sur les modes de fonctionnement et les émissions de ce secteur qui font l’objet d’un contrôle et d’une application systématiques. L’application de telles mesures dans les pays en développement est beaucoup moins exigeante et beaucoup plus aléatoire. Le transfert de la production d’acier des pays membres de l’ALÉNA vers ces pays se traduira par une hausse du niveau mondial des émissions, et aura donc des conséquences environnementales mondiales pendant longtemps.

Les producteurs d’acier des pays membres de l’ALÉNA, représentés par les associations dont les noms figurent dans ce document, craignent que les mesures pour lutter contre les concentrations de gaz à effet de serre ne tiennent pas compte des règles du commerce international, et en particulier de ses conséquences environnementales. Il faut s’attendre, dans une telle situation, à ce que les émissions de GES augmentent réellement au niveau mondial, avec la hausse de la production dans les régions soumises à des normes de conformité environnementale moins exigeantes, et avec les coûts que cela entraînera.

Ce document rappelle qu’il est manifeste que tous les efforts pour limiter les émissions de GES découlant de la production d’acier, qui ne touchent pas toutes les grandes régions de production d’acier dans le monde, ne pourraient connaître qu’une réussite partielle. L'adoption de modalités efficaces de contrôle des émissions, ne nuisant pas à la concurrence, impose au départ de disposer d’une base de données commune et cohérente, et de l’assurance que les données qui s’y trouvent sont précises.

Il précise également que certaines des entreprises du secteur de l’acier implantées dans la région de l’ALENA sont parmi les plus propres dans le monde pour leurs émissions de GES et leur efficience énergétique, à la suite des mesures volontaires qu’elles ont adoptées, à l’instigation des forces du marché, au cours des années antérieures. Aux États-Unis, la production de fer et d’acier n’est responsable que d’un pour cent du total des émissions de GES de ce pays. Au Mexique, ce pourcentage est d’environ 2,5 %. Quant au Canada, les émissions directement liées aux activités du secteur du fer et de l’acier ne représentaient, en 2004, que 1,9 % du total des émissions canadiennes. Entre 1990 et 2004, les secteurs américains et canadiens de l’acier ont réduit respectivement leurs émissions de GES, directement imputables à la production, de près de 47 % et de plus de 26 % par tonne d’acier alors que, au Mexique, la réduction de ces émissions de GES par tonne liées à la production a atteint 50 % entre 1990 et 2004.

ressources:
Nancy Gravatt, AISI (202/452-7115)
Tom Danjczek, SMA (202/296-1515)
Meg Mullery, SSINA (202/342-8439)
Ron Watkins, CSPA (613/238-6049)
Octavio Rangel, CANACERO, (52-55) 5448-8160