C’est la toute première fois que huit associations commerciales du secteur de l’acier de trois continents s’expriment d’une seule voix sur des préoccupations en matière de politique commerciale. L’American Iron and Steel Institute (AISI),l’Association canadienne des producteurs d’acier (ACPA), le Committee on Pipe and Tube Imports (CPTI), l’Association européenne de la sidérurgie (EUROFER), l’Instituto Latinoamericano del Fierro y el Acero (ILAFA), la Cámara Nacional de la Industria del Hierro y del Acero (CANACERO), la Specialty Steel Industry of North America (SSINA) et la Steel Manufacturers Association (SMA) ont fait part à la Direction de la politique industrielle du ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information de Chine de leurs propositions de révision du Plan pour le développement des secteurs du fer et de l’acier du gouvernement chinois.
On peut lire dans leur mémoire que « La sidérurgie chinoise devrait être régie par les principes du marché et non pas par des interventions du gouvernement. Le Plan pour le développement des secteurs du fer et de l’acier du gouvernement chinois et les autres mesures qu’il prend ont pour effet de perturber et de fausser le marché mondial de l’acier. Invariablement, ces problèmes sont imputables à la mise en œuvre par la Chine de politiques industrielles qui s’en remettent à des interventions massives destinées à promouvoir ou à protéger les industries nationales chinoises, mais qui faussent les règles des échanges. »
La Politique de l’acier actuellement en vigueur en Chine permet au gouvernement d’intervenir sous la forme « de mesures fiscales, de réduction des taux d’intérêt et de versement de fonds au titre de la recherche scientifique » dans les grands projets métallurgiques et sidérurgiques qui font appel à de nouveaux équipements d’origine chinoise. Le mémoire conjoint recommande au gouvernement chinois « de cesser de verser des subventions » qui alimentent une concurrence artificielle avec ses sidérurgistes.
Le mémoire recommande également au gouvernement chinois de 1) cesser de contrôler et de diriger les activités de l’industrie chinoise en faisant appel à des sociétés d’État ou par d’autres moyens, 2) d’abandonner les restrictions à l’exportation de matières premières et de ne pas imposer de nouvelles mesures ayant des effets de distorsion sur le marché de ces matières premières, 3) de cesser de manipuler son système de taxe à la valeur ajoutée (TVA) et les autres mesures frontalières, 4) d’imposer des normes environnementales plus rigoureuses et d’appliquer sa législation environnementale de façon plus énergique, et 5) de cesser d’intervenir sur le cours de sa devise, ce qui revient à accorder d’importantes subventions à l’exportation et des avantages concurrentiels artificiels.
Ce mémoire conclut que « Le secteur chinois de la sidérurgie devrait fonctionner de façon saine en respectant les principes du marché et ne pas appartenir au gouvernement, ou être contrôlé ou dirigé par lui. Le rôle du gouvernement chinois devrait plutôt être 1) de mettre fin aux interventions de l'État et de se conformer aux engagements pris dans le cadre de l'OMC, 2) de cesser d’adopter des mesures (subventions, entraves commerciales) qui favorisent des échanges commerciaux déloyaux, et 3) de s’attaquer de toute urgence à l’élimination des installations de production obsolètes et d’appliquer une réglementation environnementale de niveau mondial.”
Pour prendre connaissance de la version intégrale du mémoire des huit associations de trois continents, veuillez cliquer ici.
PERSONNES-RESSOURCES:
Nancy Gravatt, AISI (202.452.7116)
Roger Schagrin, CPTI (202.223.1700)
Tom Danjczek, SMA (202.296.1515)
David Hartquist, SSINA (202.342.8450)
Octavio Rangel, CANACERO (52-55) 5448.8160
Ron Watkins, CSPA (613.238.6049)
Guillermo Moreno, ILAFA (56-2) 233.0545
Gordon Moffat, EUROFER (32-2) 738.7920