(Toutes les données portent sur 2006)
Les entreprises productrices d’acier ont une présence importante dans de nombreuses collectivités du Canada. Nous reconnaissons avoir des responsabilités et des obligations environnementales et communautaires pour nous assurer que tous les Canadiens continuent à profiter d’une production d’acier de niveau mondial dans ce pays.
Appuyer l’industrie de l’acier va au-delà de simplement contribuer à sa réussite commerciale.
Pour nous, la responsabilité environnementale et le rendement économique sont des impératifs qui s’étayent mutuellement.
Les producteurs d'acier du Canada se sont toujours efforcés énergiquement d'améliorer leur performance environnementale.
Nous avons sensiblement réduit notre consommation d’énergie, ainsi que nos émissions de gaz à effet de serre et de polluants.
Les entreprises membres de l’ACPA se sont engagées à obtenir d’autres améliorations grâce à l’utilisation des meilleures techniques existantes d’application rentable.
L’Association a également constitué un partenariat avec les gouvernements fédéral et provinciaux, et avec des intervenants sur la scène internationale, pour réaliser des percées technologiques à plus long terme permettant de réaliser des progrès environnementaux encore plus marquants dans la production de l'acier.
Les producteurs canadiens d’acier ont fait preuve de leadership sur le changement climatique.
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) imputables à la production d'acier et de fer ont été sensiblement réduites depuis 1990, et les entreprises membres de l’ACPA participent activement aux efforts mondiaux pour mettre au point et commercialiser des technologies permettant d'enregistrer des réductions encore beaucoup plus importantes.
La production d’acier reste une activité industrielle à grande échelle et complexe, et il n’est tout simplement pas possible de modifier les installations en une nuit.
C’est pourquoi les engagements à long terme à enregistrer des progrès sont essentiels pour conserver l’élan.
La première étape consiste à s'assurer que les entreprises sont concurrentielles au niveau mondial dans les technologies qu'elles utilisent.
Les résultats enregistrés par l'industrie ont conduit à la signature d'un protocole d'entente entre l'ACPA, le gouvernement fédéral et celui de l'Ontario en janvier 2005.
Ce Protocole d’entente :
Le lecteur peut consulter une copie de ce Protocole d’entente en cliquant ici.
Analyse comparative de l’intensité énergétique dans l’industrie sidérurgique canadienne et maintenant disponible. |
Nous sommes fiers que les entreprises canadiennes du secteur soient apparues, par comparaison, comme ayant adopté les meilleures technologies existantes d’application rentable (MTEAR) à un taux accéléré.
C’est là un concept essentiel pour l’ACPA car il tient compte non seulement des technologies de niveau mondial mais également des pressions concurrentielles qui s’exercent sur un secteur faisant une utilisation intensive des capitaux et travaillant sur l’un des marchés les plus ouverts et les plus concurrentiels dans le monde.
De nouveaux objectifs de rendement environnemental sont définis pour l'avenir.
L’ACPA collabore avec le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux pour définir et utiliser un ensemble d'indicateurs de la durabilité permettant de mieux suivre notre rendement et de mettre en évidence les domaines se prêtant à des améliorations.
Cette initiative s’inspire de l’Énoncé d’engagement et d’action en matière de protection de l'environnement de l'ACPA. Les objectifs de cet Énoncé ont été atteints en 2003.
À l’échelle internationale, les entreprises canadiennes du secteur de l’acier participent également à un programme d’élaboration de critères de la durabilité dans le cadre du International Iron and Steel Institute (IISI).
Les membres de l’ACPA s’appuient sur toute une série de normes pancanadiennes pour identifier les substances prioritaires qui ont été élaborées sous les auspices du Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME).
Les partenariats avec Environnement Canada ont abouti à la rédaction d’un Code de pratiques écologiques pour les aciers intégrés et d’un code de pratiques écologiques pour les aciéries non intégrées.
Ces codes précisent les normes de rendement environnemental pour les nouvelles installations ainsi que les objectifs de rendement pour celles qui existent déjà.
Des manuels sur les pratiques environnementales exemplaires ont également été préparés pour plusieurs substances et plusieurs processus précis entrant dans la fabrication de l'acier.
Alors que les gouvernements, au Canada comme ailleurs dans le monde, continuent à imposer des normes plus rigoureuses de rendement environnemental à la grande industrie, le secteur canadien de l’acier s’est engagé à parvenir à un niveau élevé de rendement qui dépassera les normes encore plus rigoureuses de façon à contribuer à la durabilité de l’environnement et de l’économie.
Depuis 2008, l’Association canadienne des producteurs d’acier (ACPA) et l’Association canadienne des constructeurs de véhicules (ACCV) appuient conjointement un programme appelé ÉlimiMercure qui vise à éliminer le mercure de la filière du recyclage de l’acier. Mis en œuvre par Summerhill Impact (auparavant appelé Fondation Air pur), ÉlimiMercure s’adresse directement aux recycleurs et démonteurs du secteur de l’automobile pour leur permettre de retirer, de collecter et de gérer les interrupteurs d'éclairage d'appoint et les modules de capteur des systèmes de freinage antiblocage (ABS) qui contiennent du mercure dans les véhicules en fin de cycle de vie utile. Lorsque ces interrupteurs et capteurs ont été récupérés, ces véhicules peuvent alors être aplatis, déchiquetés et recyclés sous forme de nouvel acier. Ce programme met aussi à la disposition des recycleurs et des démonteurs des documents de formation et des ressources pédagogiques. Pour obtenir des informations additionnelles sur ÉlimiMercure, veuillez vous rendre à http://www.switchout.ca/french/index.aspx.
ÉlimiMercure vient de terminer sa deuxième année de fonctionnement. Grâce à la participation des recycleurs et des démonteurs de toutes les régions du Canada, ÉlimiMercure a permis de recueillir 112 167 interrupteurs en 2009.
Le tableau 1 résume les résultats de la collecte en 2008 et 2009.
Tableau 1: Résultats du programme ÉlimiMercure
Paramètre | Résultat en 2008 | Résultat en 2009 |
Objectif de collecte d’interrupteurs | 39 000 interrupteurs | 60 000 interrupteurs |
Taux estimé de collectea | 12% | 20% |
Nombre réel d’interrupteurs recueillis | 64 011 interrupteurs | 112 167 interrupteurs |
Taux rèel de collectea | 19.7% | 37.4% |
Taux d’efficacitéb | Ne s’applique pas pendant la première année du programme national de collecte des interrupteurs | 36.3% |
a Le nombre anticipé d’interrupteurs au mercure à recueillir est évalué en utilisant un modèle comparable mis au point pour le National Vehicle Mercury Switch Recovery Program des États-Unis. Le site Web http://www.elvsolutions.org/model.html donne de plus amples détails sur ce modèle.
b Le taux d’efficacité est égal à un (1) moins le ratio du nombre des interrupteurs au mercure accessibles chaque année dans les véhicules en fin de cycle de vie utile qui sont démantelés, recyclés, déchiquetés ou broyés par les recycleurs de véhicules. Le taux d’efficacité augmente avec le nombre d’interrupteurs recueillis.